retourGrenoble : un trait d'union sacré entre tradition et modernité Avec Valérie Herran
• Samedi 16 octobre 2010
Saint Hugues, évêque de Grenoble à 27 ans, est considéré comme le véritable fondateur du diocèse car il en fixe le territoire. Mais au moment de la Révolution française, le diocèse de Grenoble se calque sur le département et prend sa forme actuelle. Des années 50 à 70, les villes françaises gagnent dix millions de citadins. Le diocèse organise un effort de construction. La campagne est lancée en 1956 par Mgr Caillot : trente nouveaux édifices seront consacrés. Des architectures religieuses modernes et originales que nous découvrirons par leur histoire dans leur quartier et par leurs artistes. Par exemple : Saint-Jean-l'Evangéliste avec son plan centré (cf art. « églises rondes ») et son incroyable histoire. Inaugurée en 1965, elle devient le lieu de culte le plus fréquenté, mais doit être reconstruite dix ans plus tard, car il pleut dans ce grand vaisseau. La nouvelle charpente est le fruit d'une belle œuvre collective. Saint-Luc : ce lieu de culte, pourvu d'une toiture à versants, semble, en effet, avoir été glissé sous les pilotis dun immeuble d'appartements. Occupant la cour intérieure de l'immeuble, mais totalement indépendante de celui-ci, l'église a été édifiée sur le plan trapézoïdal avec un toit à double pente, des murs en béton sur montants de bois et de nombreuses surfaces vitrées ou portant des vitraux. Centre œcuménique Saint-Marc : dans le même complexe, il y a deux lieux de culte autour d'une cour centrale : d'un côté, le culte catholique, de l'autre, le culte protestant, les deux lieux pouvant s'ouvrir sur une pièce intermédiaire. Saint-Augustin, édifice en forme d'arche, aujourd'hui vendu à la communauté catholique arménienne. Nous retrouverons avec plaisir une œuvre de l'artiste Arcabas et verrons la belle Vierge sauvée de l'incendie en 1965. Prix : 48 €